La vie après un cancer peut être difficile.

Les survivants se retrouvent souvent à l’urgence pour des problèmes d’infertilité, de fatigue chronique et d’affaiblissement du système immunitaire.

Sans oublier les autres démons, comme la dépression, l’anxiété et la crainte d’une récidive ou d’un deuxième cancer.

Ce ne sont que quelques exemples.

Tout le monde s’attend à ce que les survivants passent à autre chose et soient reconnaissants. Mais beaucoup se perdent dans la transition qui suit le cancer.

À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, la Société de leucémie et lymphome du Canada lève le voile sur la vie après un cancer.

Nous lancerons des conversations franches partout au pays.

Nous sommes là pour aider les survivants à parler ouvertement de leur épreuve.

 Car la vie après un cancer est compliquée, et personne ne devrait avoir à y faire face seul.

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Kelsey Westbrook

« Je ne veux pas être définie par le cancer. »

Type de cancer : Lymphome hodgkinien

Âge au moment du diagnostic : 28 ans

Symptômes précoces : « J’ai d’abord remarqué une bosse derrière ma clavicule. À l’époque, je me préparais pour une course, alors je l’ai oubliée pendant environ un mois. Finalement, je l’ai fait examiner et, lors de mon échographie, le radiologiste m’a dit qu’il me recommanderait une tomodensitométrie et une biopsie, “car les jeunes aussi peuvent avoir un lymphome”. Je me suis demandé si c’est vraiment de cette manière qu’un professionnel de la santé devait aborder ce sujet avec moi, mais avant que je puisse prononcer ces mots à voix haute, le radiologiste m’a saluée et a quitté la pièce. »

Le cancer a-t-il une cause? « Personne ne sait pourquoi le cancer survient; il apparaît sans prévenir, et c’est comme ça. C’est le produit du hasard. Avant le cancer, j’étais active et en santé; j’étais donc frustrée de voir des gens de mon âge malmener leur corps et ne pas avoir de cancer. Je n’étais pas en colère, je devais rester positive pour traverser cette expérience. »

La vie suspendue : « Ce qu’il y a de mieux dans la vingtaine, c’est l’indépendance liée à la liberté financière. Lorsque j’ai reçu mon diagnostic, j’ai pris un congé d’invalidité à long terme et j’ai dû accepter un peu d’aide financière de mes parents pendant ma période d’attente. J’ai trouvé ça difficile. »

Le chemin de la guérison : « J’ai immédiatement commencé les traitements de chimiothérapie et en six mois, j’étais hors de danger. Je me sentais presque mieux que ce que j’avais espéré. J’étais simplement chauve. »

Les limites personnelles : « Entre les traitements, j’allais assez bien pour prendre l’avion et voir ma famille. Une femme assise à côté de moi m’a demandé si j’étais en traitement. Elle voulait pratiquement tout savoir. Son manque de considération flagrant pour mes limites personnelles m’a mise mal à l’aise. »

Sur la vie après le cancer : « Ma grande frustration face à cette expérience, c’est que certaines personnes veulent l’envelopper d’un joli ruban et la désigner comme mon “combat contre le cancer”. Je ne veux pas être définie par le cancer, car je suis bien plus que ça. Je veux être moi. »

Erica Harris

« Le cancer a été une expérience transformatrice pour moi. »

Type de cancer : Leucémie myéloïde aiguë

Âge au moment du diagnostic : 35 ans

Symptômes précoces : « En rétrospective, il y avait des signes évidents que quelque chose n’allait pas, mais j’ai complètement omis de les voir dans leur ensemble. Je savais que j’étais vraiment épuisée, mais je pensais que c’était le cas de toutes les jeunes mères. J’avais beaucoup de sueurs nocturnes, que j’ai d’abord attribuées à des changements hormonaux. J’ai aussi développé d’intenses éruptions cutanées sur les mains et les paupières, mais je pensais que c’était tout simplement de l’eczéma. Ce n’était pas revenu depuis mon traitement il y a plusieurs années. »

Vous avez le cancer : « Ces mots m’ont semblé surréalistes. Je me souviens que j’étais assise dans le bureau du médecin, complètement sonnée, et que je regardais par la fenêtre. Une femme marchait énergiquement sur le trottoir en bas et saluait d’autres personnes d’un air jovial, ce qui m’a marquée. Son entrain et sa vigueur ont projeté pour moi une vision très forte, à laquelle je me suis accrochée durant mon combat. Mon objectif était de retrouver cette énergie que j’avais toujours eue moi aussi. »

Le chemin de la guérison : « Lorsque j’ai appris que ma leucémie était agressive, une recherche mondiale a été lancée, car mon seul frère n’était pas un donneur de moelle osseuse compatible. Si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à la gentillesse d’un parfait inconnu à l’autre bout du monde. Mon donneur, un jeune Allemand, a éclairé mon chemin en me donnant un espoir de survie tenace. Cet espoir m’a donné la force d’affronter toutes les complications qui allaient suivre, notamment la double greffe de poumons que j’ai subie à peine trois ans plus tard. Malheureusement, toutes ces tribulations ont pesé trop lourd et mon mariage n’a pas résisté. »

Sur la vie après le cancer : « Le cancer a été une expérience transformatrice pour moi. Cela a rempli mon cœur d’un énorme sentiment de gratitude, qui fait que j’apprécie littéralement chaque moment que la vie me donne. Cela m’a donné des ailes. Je peux jouer à fond mon rôle de maman et être la plus fervente supporter qui soit pour mes enfants, à toutes les étapes de leur vie! »

Christina Law

« J’ai dû accepter ma nouvelle normalité et m’y adapter. »

Type de cancer : Leucémie myéloïde aiguë

Âge au moment du diagnostic : 27 ans

Vous avez le cancer : « Nous étions mariés depuis quelques années et avions hâte de fonder une famille. Mon diagnostic est tombé peu de temps après que je commence à éprouver des problèmes de fatigue et de vision. Une prise de sang et une biopsie ont confirmé le diagnostic et, dans les 48 heures qui ont suivi, un plan de traitement a été établi. »

Le chemin de la guérison : « Je réagissais bien aux traitements de chimiothérapie et, en 18 mois, j’étais en rémission. Je suis retournée au travail et j’ai repris ma vie. Dix ans plus tard, j’étais revenue à la case départ. »

La vie suspendue : « Je me sentais mieux que jamais, mais mes analyses sanguines annuelles ont montré que mes plaquettes chutaient. Cette fois, on m’a diagnostiqué un syndrome myélodysplasique (SMD). Au début, il n’y a généralement aucun symptôme associé à cette maladie. »

Sur la maternité : « Avant la rechute, nous pouvions encore avoir des enfants, mais nous avons décidé d’y renoncer, car nous nous inquiétions pour l’avenir. Et si le cancer réapparaissait pendant ma grossesse? Nous ne pouvions tout simplement pas choisir entre sauver ma vie ou celle de notre bébé. Au fil des ans, nous avons appris à accepter cette décision. »

Sur la vie après le cancer : « Malgré certains des effets que je continue de ressentir depuis le traitement, je suis en santé et reconnaissante d’être là. »

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