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Ashley Alvarez Yates
Hodgkin’s Lymphoma Survivor x2

Ashley Alvarez-Yates

Hodgkin’s Lymphoma Survivor x2

London ON
Canada

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J’illumine la nuit chaque année, parce que je sais qu’il n’y a rien de plus encourageant que de voir la preuve vivante que le monstre qu’est le cancer peut être vaincu.

Ashley Alvarez-Yates

London (Ontario), Canada

Survivante de deux lymphomes hodgkiniens

En rémission du cancer depuis le début du printemps 2015

Mon expérience avec le cancer s’est amorcée au printemps 2013. Je venais de décrocher un nouvel emploi quand j’ai développé des symptômes qui ressemblaient à ceux d’un rhume ou d’une grippe. Quelques semaines plus tard, j’ai remarqué une bosse de la taille d’une balle de golf sur le côté gauche de mon cou, juste au-dessus de ma clavicule. Comme je suis très active, j’ai supposé qu’il s’agissait d’une sorte de nœud musculaire, mais j’ai tout de même fini par prendre rendez-vous chez le médecin.

Au cours des trois semaines suivantes, ma vie a radicalement changé. Après de nombreux tests et une biopsie, ma nouvelle équipe médicale m’a annoncé que j’avais un lymphome hodgkinien de stade 3. Une masse importante se développait dans ma poitrine et exerçait une pression énorme sur mon cœur, mes poumons et ma cage thoracique. On m’a dit que j’avais plusieurs caillots et j’ai reçu un diagnostic de syndrome de compression de la veine cave supérieure, ou SCVCS, qui peut causer des symptômes similaires à ceux d’un rhume ou d’une grippe.

C’est à ce moment que j’ai commencé à subir des injections quotidiennes de daltéparine sodique pour les caillots et que je suis entrée au centre de cancérologie pour la toute première fois. J’ai quitté mon nouvel emploi, car mon hématologue-oncologue estimait qu’il s’agissait d’un environnement à haut risque pour quelqu’un qui prenait des anticoagulants. Vers la fin du mois de juin, j’ai débuté un traitement de chimiothérapie ABVD de six mois. Un jour, alors que je recevais mon traitement, un charmant homme a engagé la conversation en me demandant pourquoi j’étais à l’hôpital. Il s’appelait Clayton, et il rendait toujours tout le monde heureux avec son sourire et son sens de l’humour. Il m’a parlé d’un événement appelé Illumine la nuit qui aurait lieu en octobre. Même si les effets secondaires de la chimiothérapie commençaient à devenir plus intenses, j’ai réussi à y prendre part, et c’était merveilleux. Ma chimiothérapie a pris fin juste avant les vacances de Noël. Mon fils, qui avait alors quatre ans, était ma plus grande source de soutien et m’a vraiment aidée à tenir le coup dans les périodes difficiles.

J’ai commencé l’année 2014 avec 32 traitements de radiothérapie externe, qui se sont terminés juste à temps pour la Saint-Valentin. Après quelques semaines de tests et de rendez-vous de suivi, j’ai finalement reçu l’incroyable nouvelle que j’étais officiellement en rémission. Je ne pouvais pas être plus heureuse et excitée de pouvoir recommencer à vivre!

Vous vous attendez probablement à la fameuse phrase « Elle vécut heureuse et eut beaucoup d’enfants », mais le moment n’est pas (encore) venu!

Au printemps 2014, je me suis remise à travailler : c’était un sentiment bien étrange. Je ne sais toujours pas comment décrire cette impression, mais je ne me sentais pas à ma place, comme si j’étais partie en voyage pendant très longtemps et qu’à mon retour, tout était différent; les gens étaient différents et j’étais, moi aussi, différente. Au cours de l’été et de l’automne, j’ai fait des progrès considérables au travail et j’ai passé mes temps libres à profiter de la nature et du grand air avec ma famille.

En octobre, j’ai développé des symptômes semblables à ceux d’une grippe. J’avais de la difficulté à respirer, des maux de gorge et de tête et d’horribles quintes de toux qui me faisaient suffoquer. Comme j’avais attendu Illumine la nuit avec impatience tout l’été, ma famille et moi y avons participé même si je ne me sentais pas bien. J’étais heureuse de voir qu’il y avait encore plus de gens que l’année précédente, et c’était réconfortant d’être entourée de personnes qui avaient toutes été touchées par le cancer du sang. Pendant ce temps, je prenais des médicaments en vente libre pour essayer d’atténuer mes symptômes, mais ils ne faisaient que s’aggraver.

J’ai pris rendez-vous avec un médecin de famille qui m’a envoyée passer des tests et une tomodensitométrie. Mon oncologue m’a appelée le lendemain pour me dire que je devais me rendre à la clinique dès que possible. C’est à ce moment que mes pires craintes se sont réalisées.

Je me suis rendue au centre de cancérologie pour rencontrer mon équipe médicale, qui m’a appris que mon lymphome hodgkinien était de retour. Une fois de plus, j’ai reçu des injections quotidiennes de daltéparine sodique pour prévenir les caillots et j’ai quitté mon emploi. On m’a installé un cathéter central inséré par voie périphérique et je me suis préparée pour une greffe autologue de cellules souches.

En novembre, j’ai commencé une chimiothérapie « avec phagocytes » qui durerait trois mois. Pendant ce temps, mon système immunitaire s’est beaucoup affaibli et j’ai contracté une superbactérie gastrique appelée le C. difficile, ou Clostridium difficile, ce qui m’a valu une hospitalisation d’environ une semaine. Après m’être rétablie, j’ai reçu des injections de filgrastim pour stimuler ma moelle osseuse à produire davantage de cellules souches. On m’a ensuite inséré un cathéter Permcath et j’ai subi une collecte par aphérèse de cellules souches. Finalement, en janvier 2015, j’ai été admise à l’hôpital pour une chimiothérapie à forte dose et une réinjection de cellules souches.

Le jour de la Saint-Valentin, en sortant de l’hôpital, j’étais chauve et j’avais perdu environ dix livres, mais j’étais vivante. La greffe avait porté ses fruits et, malgré un rétablissement long et difficile, j’ai fini par gagner le combat grâce au soutien de ma famille, à l’espoir et à la détermination. Le cancer n’a pas réussi à m’abattre. J’ai survécu, je me suis mariée, nous avons eu la chance d’avoir un autre enfant extraordinaire et j’ai hâte de voir ce que l’avenir nous réserve.

Illumine la nuit est plus qu’un événement annuel : c’est une communauté. C’est un espace de rassemblement pour les personnes touchées par le cancer et une source de guérison et d’empathie. Illumine la nuit permet aux personnes qui se sentent seules de créer des liens et de briser l’isolement. C’est un groupe de personnes qui se soutiennent et s’inspirent mutuellement afin de briller de mille feux. J’illumine la nuit chaque année, parce que je sais qu’il n’y a rien de plus encourageant que de voir la preuve vivante que le monstre qu’est le cancer peut être vaincu.

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J’illumine la nuit chaque année, parce que je sais qu’il n’y a rien de plus encourageant que de voir la preuve vivante que le monstre qu’est le cancer peut être vaincu.

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